L’ECOLOGIE DES RELATIONS HUMAINES NAIT A LA NAISSANCE

 

 

Michel ODENT, médecin chirurgien, chercheur, a établi, dans son livre « Le fermier et l’accoucheur » (2004. Ed. Médicis), un parallèle entre l’industrialisation de l’agriculture et l’hypermédicalisation de la naissance.

 

 

 

 

« Alors que les engrais et pesticides commençaient à polluer les terres et les eaux des paysoccidentaux,

 

 

 

Les médicaments ( produits d’anesthésie, les hormones synthétiques, …), les appareils électroniques ( monitoring, échographe,…), les gestes opératoires chirurgicaux (épisiotomie,forceps, césariennes, …) envahissaient les lieux de naissances, les femmes enceintes ayant quitté leur domicile pour accoucher dans les maternités. »

 

 

 

"Alors que l’apparition de la maladie de la vache folle provoqua un séisme dans la conscience collective, le domaine de la naissance ne connaît pas encore cette nécessaire prise de conscience de l’industrialisation de la naissance et de ses effets néfastes sur la santé de la mère et de l’enfant.

 

 

 

Le syndrome de la « naissance folle » existe pourtant et se traduit par :

 

 

   - plus d’une femme sur cinq subit une césarienne,

 

 

   - 80 à 95 % (selon les lieux) des naissances ont lieu sous péridurale,

 

 

   - une femme sur deux subit une épisiotomie,

 

 

   - toutes les femmes subissent un enregistrement électronique des bruits du coeur du bébé,

 

 

alors que seulement 1 % des naissances se fait à domicile en France.

 

 

L’autonomie de l’agriculteur et de la femme enceinte a fait place

à la dépendance, la soumission et la peur. »

 

 

 

D’une façon expérimentale et scientifique, autre que Michel ODENT, Mr JANOV, docteur en Psychologie, a pu établir un rapport entre certains types d’accouchement (naissance retardée, provoquée, accélérée, césarienne, forceps, anesthésie, …) et certains types de problèmes psychologiques tels que des névroses inlassablement répétées, rejouées jour après jour.

 

 

 

L’écologie de la grossesse consisterait à faire en sorte que la femme se sente en sécurité afin de sécréter très peu de cette hormone de stress qu’est le cortisol.

 

 

 

Le cortisol est sécrété lorsque vous avez peur, ou que vous êtes en situation d’infériorité ou de dépendance face à un supérieur hiérarchique dans le domaine du travail ou, pour les femmesenceintes, face à un homme, père, compagnon ou obstétricien.

 

 

 

Cette hormone limite la croissance du bébé. Elle peut même la stopper. Cet effet est connu chez les bébés dont la mère a subi une amniocentèse et en attend les résultats.

 

 

 

L’écologie de la grossesse consisterait à placer la future mère dans un océan de

bienveillance et d’amour. Qu’elle se sente aimée va lui permettre de sécréter en quantité l’hormone de l’amour qu’est l’ocytocine.

 

 

 

L’écologie des relations humaines nait à la naissance avec la capacité d’aimer.

 

 

 

Cette capacité d’aimer que donne l’ocytocine s’accroît lors de l’accouchement. Chaque contraction multiplie l’apparition dans le cerveau de récepteurs sensibles à cette hormone de l’amour.

 

 

Plus la femme enceinte a de contractions, plus elle développe sa capacité d’aimer son enfant.

 

 

 

D’où la grande importance, pour les femmes enceintes dont on programme la césarienne, d’attendre qu’elles aient des contractions spontanées d’un début d’accouchement.

 

 

 

Aucune contraction provoquée par l’hormone artificielle ne peut développer les récepteurs hormonaux dans le cerveau car 

l’hormone synthétique utilisée dans les déclenchements ou accouchements sous péridurale n’atteint pas le cerveau.

 

 

 

 

Seule l’ocytocine sécrétée naturellement gagne le cerveau, développe les récepteurs et, ainsi, augmente la capacité d’aimer de la mère.

L’ocytocine prépare aussi une bonne sécrétion de prolactine, hormone de l’allaitement.

 

 

 

Ainsi, lors de la rencontre des regards entre la mère et son bébé, à la naissance, le pic de sécrétion de cette hormone de l’amour est maximum. Il le reste pendant la première heure après la naissance et ne se reproduira plus jamais après.

 

 

 

Il faut tout faire pour préserver l’échange des regards mère – enfant.

 

 

 

Contrarier la naissance contribue à développer l’agressivité. On sait ainsi développer l’agressivité des chiots Pitbull en les séparant tout de suite de leur mère et en les maintenant dans l’obscurité.

 

 

Développer l’agressivité de l’être humain était nécessaire pour assurer la survie dans une nature hostile.

 

 

 

Maintenant que la nature ne présente plus de danger immédiat, qu’elle est à peu près maîtrisée, la naissance peut changer. Elle doit changer pour ne plus être perturbée et nous permettre de préserver notre capacité à s’aimer soi-même, aimer les êtres humains en général, et la nature en particulier.

 

 

 

Quelles que soient nos actions sur l’écologie de l’environnement, rien ne changera de façon durable tant que la femme enceinte et la naissance ne seront pas respectées.

 

 

La femme enceinte est une artiste en création d’un être merveilleux. Elle a besoin de sécurité et d’amour pour que sa création soit belle.

 

 

 

         Pour aimer la terre, il faut pouvoir s’aimer soi-même.

         Pour s’aimer soi-même, il faut avoir reçu l’amour de sa mère à la naissance.

         Pour qu’une mère puisse aimer, il faut respecter son accouchement.

 

 

         Personne et aucune institution ne peut faire à la place de la femme enceinte le choix de ce dont elle a besoin.

 

 

 

 

Selon les conclusions de l’Organisation Mondiale de la Santé (Rapport sur une étude, La maternitéen Europe, 1988) :

 

 

« … Il est essentiel que la femme sente qu’elle maîtrise la situation si l’on veut qu’elle puisse spontanément et efficacement ouvrir son corps pour mettre son enfant au monde. »

 

 

    - Rompre l’isolement en créant des lieux conviviaux comme les maisons de naissances parentales associatives (terme déposée à l’INPI), à échelle humaine, sans blouse médicale, sans rapport de hiérarchie, basés sur des rapports de coopération entre les parents et les sages-femmes ;

 

 

   - Développer la sécurité par des activités simples, avec des échanges d’expériences entre parents (autour d’un repas par exemple), avec autorisation de l’expression des émotions sans jugement de valeur, afin de favoriser un bon équilibre émotionnel et hormonal chez la femme enceinte ;

 

 

   - Développer le libre choix des parents par une information scientifique rendue accessible par la création d’une bibliothèque, d’une base de données au sein d’un centre de documentationsur la naissance, l’éducation et la santé ;

 

 

   - Satisfaire les besoins nutritionnels par une alimentation biologique (les pesticides perturbant les hormones de la femme), riche en matières grasses insaturées (non raffinées) et oméga3 issus des produits de la mer (nécessaires au bon développement du cerveau du bébé)

 

 

 

 

 

seraient les actions concrètes pour une grossesse écologique et féministe!

 

 

 

 

 

 

 

Texte rédigé par le Centre de documentation, de formation et de recherche spécialisé dans la petite enfance

Association Coeur de Famille – Maison de Naissance

70 rue Carnot 64000 PAU -

05 59 14 76 73 -

www.coeurdefamille.org

 

 

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